08/03/2017

Le comédien autiste Hugo Horiot candidat à la présidentielle

 

« Je suis autiste, je suis autiste, je suis autiste… » Voilà ce que pourrait déclarer Hugo Horiot prochainement sur les plateaux de télé. Une variante des récents propos de François Fillon qui a répété à trois reprises « Je ne suis pas autiste » lors du JT de France 2 le 4 mars 2017 (article en lien ci-dessous).

Une société handiphobe

Toujours prompt au combat lorsqu'il est question d'autisme, Hugo Horiot, comédien et écrivain (L'empereur c'est moi, Journal d'un imposteur), a donc annoncé le 6 mars 2017 sa candidature à l'élection présidentielle. Ses motivations ? « Je ne suis pas là pour faire la police du langage mais l'autisme est souvent malmené par ceux qui ont la responsabilité de la parole publique. Ma réaction est spontanée dans un pays où le mot autisme n'est qu'une insulte pour dénigrer l'adversaire ». Et d'affirmer que « nous sommes dans une société autistophobe et, plus généralement, « handiphobe ». « C'est effrayant de voir qu'une personne qui entend diriger le pays est à ce point ignorante de ce qu'est l'autisme ».

5 millions de personnes concernées ?

« Une présidence autistique ferait du bien après une présidence normale », déclare Hugo Horiot avec déjà un sens de la formule propre aux ténors de la politique. « On estime à 500 000 le nombre de personnes touchées par l'autisme en France ; si l'on y ajoute les proches, les familles et les professionnels, ce sont près de 5 millions de Français directement concernés », explique le nouveau candidat qui veut, ainsi, enfin, faire entendre leur voix. « Cinq millions de personnes, c'est suffisant pour remporter une primaire, non ? », s'interroge Hugo Horiot.

Une société malade de normalité

« Je ne suis pas un « malade » et je ne me considère pas comme « handicapé ». C'est notre société qui est malade des contraintes de la normalité », poursuit-il. Selon lui, la France est le pays qui scolarise le moins les élèves autistes en milieu ordinaire. Et d'affirmer que 90 % des adultes sont au chômage alors que, dans d'autres pays comme l'Israël ou dans la Silicon valley, certaines entreprises innovantes ont saisi le potentiel de compétences parfois hors du commun. Celui qui se définit comme le « candidat de la neurodiversité » dit vouloir faire émerger « une société où l'on valorise les compétences de chacun plutôt que d'exclure, par ignorance, des talents ».

Croire au miracle

Son parti : « Le parti de la neurodiversité ». Son slogan : « Un destin pour tous ». Lorsqu'on lui demande s'il est vraiment sérieux, il répond : « Oui, j'ai même déjà une directrice de campagne qui travaille sur ce sujet ». Le candidat Horiot a donc jusqu'au 17 mars pour rassembler les 500 parrainages. « Je ne me fais pas beaucoup d'illusion mais j'aimerais quand même croire au miracle. » Sur le Net, des citoyens lui promettent déjà leur bulletin.

Le 1er label pour mesurer l'accessibilité des bâtiments

 

20% de personnes handicapées en France, 800 000 femmes enceintes par an, 25% de personnes âgées de plus de 60 ans, 2,4 millions d'enfants de moins de 3 ans… Un label lancé le 7 mars 2017 par la société Certivéa évalue « l'accessibilité universelle » des bâtiments, c'est à dire la facilité avec laquelle tous les publics y accèdent et y circulent.

Tous concernés

Co-élaboré avec l'agence d'architecture Handigo, en concertation avec des promoteurs, la Ville de Paris et des associations telles que l'APF (Association des paralysées de France) ce label Accessibilité a pour ambition d'évaluer tous types de bâtiments tertiaires. Le but est d'améliorer « le confort d'usage » des bâtiments, en valorisant les meilleures constructions. « Mieux accéder, s'orienter, circuler et vivre dans les bâtiments, monter et descendre les étages facilement, prévenir les risques d'accidents » est un objectif qui « nous concerne tous », fait valoir Certivéa. Filiale du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), Certivéa délivre notamment la certification NF HQE, qui évalue les performances énergétiques et environnementales d'un bâtiment. Selon ses concepteurs, ce nouveau label pourra s'appliquer tant à des bureaux, qu'à un centre de congrès, un hôtel, un centre commercial, un restaurant, une plateforme logistique, un établissement scolaire ou pénitentiaire.

Six critères et trois niveaux

Six critères - la facilité d'accès, la facilité d'usage, la sécurité, le confort acoustique, le confort visuel et la prise en compte pérenne des besoins des utilisateurs - seront notés pour l'obtention du label, qui compte
trois niveaux (de 1 à 3 étoiles). Très hétérogènes, les caractéristiques prises en compte vont de la signalétique à l'ergonomie des espaces d'hygiène, en passant par les systèmes d'amplification des sons pour les personnes malentendantes ou encore une qualité acoustique permettant d'assurer une bonne compréhension des échanges et de réduire la gêne liée aux bruits. « Un label est un gage de qualité, que ce soit qualité d'usage, d'accueil comme de prestations. Être labellisé, c'est répondre à ces attentes et même offrir des garanties. Et c'est aussi un moyen de se démarquer de ses concurrents ! », souligne Brigitte Thorin, déléguée interministérielle à l'accessibilité.

Plaque magnétique à message pour TPMR (Handinorme)

Disponible en 2 versions texte et pictogramme.

Plaque magnétique à poser sur votre véhicule pour prévenir les automobilistes, plus particulièrement lorsque le véhicule est garé.

Messages

  • "Transport de personnes PMR" avec ou sans picto
  • "Transport de personnes PMR - arrêts fréquents
  • "Merci de ne pas se garer trop près, je sors en fauteuil"
  • "Transport d'enfants" avec picto
  • Picto d'enfants qui marchent

Plaque magnétique à message pour TPMR (Illustration n° 1)

Caractéristiques

  • Dimensions : 20 x 20 cm
  • Epaisseur : 0,60 mm
  • Matière : plaque magnétique
  • Coloris : texte blanc sur fond bleu

 

Informations et liens complémentaires

21/01/2017

Le Petit Vendômois

17 juin 2016 ·
 
 
 
Remise d'un chèque de 1000 € à l'association ELA dans les locaux de l'USV-UA par les jeunes organisateurs de la MDL du lycée Ronsard à l'initiative de la Runbow réussi du 3 juin dernier.
Une course de 5km en plein centre ville de Vendôme où le jet de farine colorée était de rigueur chaque kilomètre. Une organisation parfaite qui avait accueilli plus de 500 participants pour une grosse fête au final....
Des coureurs au grand cœur pour reverser une don importante à l'association qui combat les leucodystrophies, responsables de la destruction du système nerveux central.

Trois associations fusionnent

30/05/2016 05:30

L'assemblée générale de l'APAHV a également permis d'échanger sur la future fusion de trois associations du handicap sur le Vendômois : l'APAHV, située à Vendôme, Trisomie 21, également basée à Vendôme et qui supporte notamment le fonctionnement d'un Service d'éducation spécialisé et de soin à domicile (Sessad) et l'Association pour personne handicapées du Perche (APHP). Cette dernière structure est basée à Mondoubleau, elle gère notamment l'Esat Arcade qui emploie 46 travailleurs handicapés et deux foyers d'hébergement.
« Nous avions besoin, au-delà du travail en commun, d'aller plus loin », explique Jacky Fillette. « Nous savons que des petites structures comme Trisomie 21 auront à terme du mal à rester seule, c'est pour cela que nous anticipons. Et, entre Esat, cela peut aussi être bénéfique. » Le président y voit aussi un avantage en terme d'accueil des personnes handicapées. « Nous pourrons désormais proposer des parcours plus cohérents, de la structure enfance vers le milieu salarié. »
Le travail est donc lancé pour que tous soient désormais regroupés dans une seule association.« Mais nous n'oublions pas pour autant le collectif, d'autres structures pourront nous rejoindre et l'échange se poursuit. » C'est ainsi que l'APAHV et l'APF qui gère également des foyers d'hébergement et un Esat à Lunay partagent désormais des locaux communs pour le suivi des personnes handicapées accompagnées, mais vivant en autonomie. Le collectif Handicap pluriel qui rassemble pour l'heure six associations – dont les trois en cours de fusion – représente ainsi près de 250 personnes handicapées et 90 salariés d'encadrement.