27/05/2017

Arts Martiaux et handicap

Présentation générale et exemple de mise en application. Maladroitement associés à une notion de performance, les arts martiaux regroupent de nombreuses disciplines qui tendent vers l’accomplissement de soi. Dans ce cadre, le domaine du handicap au sens large prend toute sa place, où le pratiquant pourra dépasser ses limites, au-delà des problématiques liées à son ou ses handicaps. Approfondissons ensemble le sujet où les valeurs sont le Maître mot…

 Eléments généraux de contexte

Le secteur du handicap regroupe environ 9.6 millions de personnes en France en situation de handicap (Classification internationale des handicaps selon O.M.S) dont 1.8 millions de personnes avec une reconnaissance administrative du handicap (INSEE 2007). La Loi du 11 FEVRIER 2005 sur la citoyenneté des personnes handicapées insiste sur l’obligation de favoriser l’intégration des personnes handicapées dans les divers secteurs d’activités de la vie en société. Bien évidemment, les loisirs et les sports sont intégrés à cette démarche. Est appelé « handicapé » celui dont l’intégrité physique ou mentale est progressivement ou définitivement diminuée, soit congénitalement, soit sous l’effet de l’âge, d’une maladie ou d’un accident, en sorte que son autonomie, son aptitude à fréquenter l’école ou occuper un emploi, s’en trouve compromise. (OMS : Office mondiale de la Santé). Les grandes classes de type de handicap – handicap moteur, visuel, auditif, mental, ainsi que les maladies invalidantes – sont donc différenciées, et la mise en avant de la notion de handicap invisible représente une avancée importante. Ainsi, prenant en considération ces éléments de contexte, toute personne présentant un déficit doit pouvoir s’intégrer à tous les secteurs d’activité. Il s’agit donc de reconnaitre la personne handicapée en tant que personne et non en tant «qu’handicapé», terme trop réducteur, car réduisant la personne à son déficit.

 


 E PLUS DIFFICILE POUR ELLES ÉTANT SOUVENT DE CONSIDÉRER QUE CETTE PRATIQUEL LEUR EST ACCESSIBLE !


 Art martial et handicap

Comme tout un chacun, les personnes handicapées sont, elles aussi, attirées par les concepts de base des Arts Martiaux qui reposent sur les notions de maîtrise, respect, efficacité, progression personnelle, self défense … Le plus difficile pour elles étant souvent de considérer que cette pratique leur est accessible ! L’objectif pour les encadrants est d’intégrer une démarche de respect de la personne, au sens où l’on considère celle-ci comme pouvant pratiquer cet art, même avec des adaptations. Il s’agit d’une démarche qui, au-delà de l’aspect humain, nécessite une méthode qui doit permettre de réussir l’intégration envisagée. Plusieurs éléments sont à prendre en compte :

 

  • la motivation des personnes : connaître à minima les pathologies ou les handicaps présentés ainsi que leurs conséquences fonctionnelles. Lorsque les personnes sont suivies médicalement, il est fondamental d’échanger avec l’encadrement soignant, afin que les choix pédagogiques, techniques, de l’enseignant soient cohérents avec la démarche thérapeutique. Les techniques développées dans les arts martiaux peuvent d’ailleurs être considérées comme une pratique pouvant prolonger la rééducation.
  • effectuer une évaluation : Il est nécessaire de réaliser une évaluation à minima des capacités psychomotrices des personnes pour se rendre compte des potentiels et pour commencer à préparer l’intégration dans un cours classique ou dans un cours à adapter.
  • préparer l’intégration dans un cours : Il est nécessaire de présenter les personnes avec leurs spécificités, échanger sur leurs handicaps. Envisager la démarche pédagogique avec les élèves est très important, à la fois pour rassurer, mais aussi pour préparer les adaptations de la pratique.

 
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Adaptations techniques et bénéfices pour les personnes en situation de handicap

Les adaptations techniques demandent une mobilisation particulière de l’enseignant. Il faut éviter une « perte » de qualité du cours quelle que soit la situation de handicap. Les adaptations sont à la fois spécifiques pour chaque type de handicap, mais aussi, et c’est très important, individualisées. Aussi, la pratique est adaptée avec, à la fois des adaptations communes qui constituent des principes généraux, mais aussi, des spécificités individuelles qui permettent d’être le plus efficace possible. Par la suite dans le déroulé des cours, les adaptations techniques sont présentées à l’ensemble des élèves, avec des démonstrations réalisées par les personnes handicapées elles-mêmes, ce qui permet de démontrer que la pratique n’est pas bradée, qu’il ne s’agit pas d’une «sous pratique», mais bien d’un Art Martial à part entière. Ce cours spécifique doit permettre, à terme, d’intégrer dans les cours classiques les pratiquants handicapés, lorsque cela est possible.

L’intégration , facteur de réussite

L’intégration, c’est la mixité, c’est éviter l’isolement des personnes. Cependant pour des raisons pédagogiques et techniques, il peut être impossible d’intégrer directement, ou en continu, des pratiquants nécessitant une attention particulière. Lorsque la ou les personnes handicapées sont intégrées à un cours « classique », les élèves valides ne doivent pas avoir l’impression que lorsque la personne handicapée participe à l’entraînement celui-ci perd en intérêt, en dynamique et en progression. On assisterait alors au rejet de la démarche. La présence d’un assistant qui aide l’enseignant, doit permettre d’éviter ce type de situation. On remarque, d’autre part, que certains élèves se proposent spontanément pour s’entrainer avec les personnes handicapées, y trouvant un « bénéfice ».

 

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 Un exemple de mise en application

Dans le cadre d’une adaptation technique au niveau mondial, cette démarche a été adoptée pour la pratique du Haidong Gumdo, voie du sabre traditionnel coréen. La France a été responsable de tout le travail pilote préliminaire de fond pour l’adaptation et la déclinaison de tout l’éventail des composantes de la pratique. Dans un premier temps, un panorama récapitulatif des techniques, mais aussi des handicaps a été décliné afin de permettre d’anticiper sur l’ensemble des adaptations techniques à proposer en fonction des thématiques et/ou situations rencontrées. Il convient de noter qu’il est très difficile d’uniformiser les situations et les profils, notamment en ce qui concerne l’approche martiale pour les personnes en situation de handicap, quel qu’en soit l’état de gravité. Cependant, une réflexion approfondie permet d’identifier des profils « génériques » de handicaps ainsi que les réponses concrètes. Il est à noter que la mise en place de la progression technique avec les passages de grade peut être proposée mais nécessite pour l’enseignant un investissement particulier. Celle-ci ne peut être que bénéfique à l’ensemble des acteurs car elle les fera évoluer d’une façon généra

Si l’intégration de personnes handicapées dans un cours de sabre coréen (Haidong Gumdo) nécessite un investissement des différents acteurs, elle n’en demeure pas moins un moyen d’évolution technique, pédagogique et humain des enseignants et pratiquants. Il importe, en effet, que cette évolution puisse apporter un plus pour tous les acteurs ; personne handicapée, bien sûr, enseignants et élèves dans le cas où le cours intègre différentes catégories de personnes (handicapées ou non). Cette réflexion est riche en approfondissement et recherche l’efficacité, ce qui permettrait même à tous les pratiquants valides d’améliorer leur propre pratique. Si un seul des partenaires est « perdant », le travail proposé sera rapidement un échec. Les adaptations techniques du programme pédagogique spécifique aux personnes vivant un handicap sont toujours en évolution et aujourd’hui en cours de finalisation, avec un programme totalement adapté. Ce programme a par ailleurs donné satisfaction et mis en application notamment en Corée. L’axe principal du programme pédagogique que proposé par France Haidong Gumdo est ainsi essentiellement centré sur les déficiences sensorielles, et plus particulièrement sur :

  • Les facultés principales :

- la vue,
- l’ouïe,
- la motricité

  • Les capacités émotionnelles :

- identifier, accéder et contrôler ses émotions, celles des autres et celles d’un groupe,
- agir sur les différentes opérations mentales (la motivation, les émotions, les cognitions pour parvenir à affiner les états de conscience).

Les exercices proposés fonctionnent particulièrement bien pour les personnes en situation de handicap, et ce quel que soit leur âge, et permettent à ces dernières d’aller à la conquête ou la reconquête de repères personnels dans la compréhension et l’acceptation de soi et de l’autre.

 


 LES RÉSULTATS ENREGISTRÉS DU PROGRAMME QUI A AINSI ÉTÉ DÉCLINÉ EN CORÉE SONT TRÈS PROMETTEURS


Les résultats enregistrés du programme qui a ainsi été décliné en Corée sont très prometteurs et soulignent un niveau de satisfaction général :

  • Pour les personnes qui ont suivi le programme

- les apports pédagogiques et ludiques permettent une vraie mise en situation martiale et allègent le degré de pénibilité de réalisation des exercices,
- les exercices présentent des objectifs à atteindre et ne restreignent pas le travail à la seule recherche d’adaptation du handicap,
- une ouverture sur les autres est clairement enregistrée avec notamment l’ouverture à l’écoute et au dialogue.

  • Pour les accompagnants qui suivent régulièrement les personnes en situation de handicap,

- les exercices proposés permettent de ressentir les efforts de réalisation « en même temps » que les personnes en situation de handicap
- les exercices proposés apportent un objectif commun de réalisation qui atténue la situation handicap / non handicap

  • Pour la famille des personnes en situation de handicap,

- le constat de réalisation effective des exercices par les personnes en situation de handicap est un moteur de renforcement de la cohésion familiale
- au-delà des problématiques liées à proprement dit liées au(x) handicap(s), les familles assistent véritablement :

      • à une situation de réalisation du SOI,
      • à une situation d’acceptation et d’intégration

 
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JEAN-FRANÇOIS CAPOZZI
RESPONSABLE SERVICE ADHÉRENTS CAHPP

 

Contact

SERGE DUBOIS
PRÉSIDENT FRANCE
HAIDONG GUMDO
www.haidong-gumdo.fr

09:47 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

20/05/2017

Une course moto de pilotes handi unique au monde !


Résumé : Les 19 et 20 mai 2017, pour la première fois, les meilleurs pilotes handicapés se défient dans une course, inédite, à plein gaz, lors du Grand Prix de France MotoGP du Mans. Au programme : passion et sensations extrêmes 

Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco, le 18-05-2017
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C'est une première au monde ! Des pilotes en situation de handicap vont concourir aux mêmes dates et sur le même circuit que les concurrents valides du HJC Helmets Grand Prix de France. La notoriété de cet évènement majeur dans le calendrier du Championnat du Monde MotoGP (4ème en termes d'affluence) va permettre de mettre en lumière des talents méconnus du grand public. Rendez-vous sur la prestigieuse piste du Mans les 19 et 20 mai 2017.

Un pilote obstiné
Cet évènement a pu voir le jour grâce à l'obstination de Stéphane Paulus. En 2003, à 21 ans, il est victime d'un accident de moto. Paraplégie ! Sept ans plus tard, il décide pourtant de se remettre en selle sur circuit et s'engage sur des compétitions aux côtés des valides. Mais, fin 2012, sa licence lui est retirée pour des raisons de sécurité. Il décide alors de créer sa propre association, seule façon pour lui de donner libre court à sa passion ; en juin 2014, Handi Free Riders voit le jour. Mais le jeune pilote n'a qu'une idée en tête : reprendre le chemin des circuits et de la compétition.

Le seul concurrent handicapé
En janvier 2015, il obtient une dérogation de la Fédération française de motocyclisme pour participer à une première course handisport en Italie. Il termine à la première place dans la catégorie paraplégiques et se hisse à la 4ème sur 26 pilotes au classement général. Quelques mois plus tard, en octobre, il est le seul concurrent handicapé parmi les 44 participants à se présenter sur la ligne de départ d'une épreuve d'endurance. En 2016, Stéphane encourage alors la FFM à lancer les deux premières épreuves handisport en France et crée la Coupe de France Handisport un an plus tard.

Une idée pas si folle !
Depuis 2012, Claude Michy, promoteur du Grand Prix de France, fait appel à lui pour des démonstrations acrobatiques. Le pilote a alors une idée, pas si folle : pourquoi pas une épreuve handi sur le Grand Prix de France, compétition mythique ? Son rêve se réalise. « La prestation de Stéphane lors du show mécanique était déjà une première et démontrait une réelle capacité de dépassement du handicap, explique Claude Michy. J'ai tout de suite été séduit par le projet quand il est venu m'en parler. Les épreuves réservées aux pilotes en situation de handicap méritent d'être accueillies au sein d'événements d'envergure mondiale tels que le
Grand Prix de France. Je suis très fier et heureux de pouvoir organiser cette course qui donnera, je l'espère, des idées à d'autres…».

Dérogation : départ lancé !
30 handi pilotes issus de 9 nations seront donc au départ du Grand Prix de France MotoGP 2017. Ils devront boucler 8 tours de pistes, contre 26 pour les concurrents valides. Seule entorse au règlement : l'autorisation, en l'absence de maintien sur les jambes, de faire un départ lancé. Un team de haute volée bien décidé à prouver que le handicap n'exclut pas la performance ! Pour preuve, celle d'un pilote amputé d'une jambe et d'un bras qui sera, lui aussi, sur la ligne de départ. Leur devise : « Never give up » (Ne jamais abandonner).

Photo de famille
Avant la course, un autre RV à ne pas manquer. Le 18 mai, 5 pilotes « valides » se retrouvent pour prendre part à un échange passionnant ; ils expliqueront notamment de quelle manière leur moto a été adaptée aux particularités de leur handicap, ce qui les a poussé à relever ce défi, ce qui a consolidé leur passion pour la moto… Les pilotes se lanceront ensuite sur la piste. A ne pas manquer : la photo de famille des 32 pilotes handisport engagés. Du jamais vu !

12:20 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

01/09/2016

paralympiques de Rio - le clip qui déchire ...

coup d’envoi des Jeux paralympiques de Rio, la chaîne de télévision britannique Channel 4 a posté une bande-annonce au rythme endiablé qui met à l’honneur des athlètes handisport et des personnes en situation de handicap dans leur vie quotidienne.
Éblouissant !

 
 

Une pilote d'avion sans bras, un boxeur porteur de trisomie 21, un crooneur paraplégique, un danseur de claquettes unijambiste… Mais aussi des judokas, nageurs, pongistes, sauteurs, archers. Tous handicapés ! Quatre ans plus tard, les Superhumanssont de retour, et scandent à tue-tête : « Yes I can »(Oui je peux).

Tout est possible

Sélectionnés par Channel 4, ils incarnent, à moins de deux mois des Jeux paralympiques de Rio, ces talents qui contribuent à battre en brèche les idées reçues sur les personnes handicapées. Tous se donnent à fond sur le classique de Sammy Davis Jr de 1964, orchestré avec brio par un groupe de seize musiciens en situation de handicap. Une vingtaine de champions se sont ainsi prêtés au jeu de cette comédie musicale punchy. Jusqu'au moment où… Silence, parenthèse ! Un jeune postulant face à un recruteur s'entend répondre : « No you can't » (Non vous ne pouvez pas). Porte close, destin brisé ? Never car la musique repart de plus belle et, sur un tempo fringant, laisse envisager tous les possibles…

Londres, sans précédent

Déjà en 2012, la première campagne britannique de promotion autour des Jeux de Londres, sur le thème « Meet the superhumans » (A la rencontre des super-humains), avait contribué à donner une autre image du handicap, où la performance primait sur la « déficience ». Rappelons qu'à Londres, 2,7 millions de tickets avaient été vendus pour assister aux épreuves paralympiques, le taux de remplissage des enceintes sportives (95%) s'élevant à un niveau pratiquement équivalent à celui des Jeux olympiques. Avec 11,2 millions de téléspectateurs, la chaîne britannique Channel 4 avait, par exemple, battu son record d'audience depuis dix ans. Après les Jeux de Londres, 81% des Britanniques estimaient qu'ils avaient eu un impact significatif pour améliorer la perception des personnes en situation de handicap.

Dernière ligne droite avant Rio

En 2016, même combat et nouveau slogan : « We are the superhumans » (Nous sommes les super-humains). Trois minutes savoureuses et énergiques, dernière ligne droite avant Rio, du 7 au 18 septembre 2016. Tous les profits de ce clip (également en version sous-titrée et audiodécrite en anglais), mis en ligne le 14 juillet, seront reversés à l'association paralympique britannique. Sur le site dédié (en lien ci-dessous), de courtes vidéos présentent plus en détails certains de ces protagonistes fascinants.


 
 
 
 
 

 

16:22 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

04/11/2015

Marie-Amélie Le Fur : record du monde sur le 400 m

le 29 octobre 2015 à 17h18 : Marie-Amélie remporte la médaille d'argent sur le 100 m, s'inclinant derrière la Hollandaise Marilou Van-Rhijn (qui bat à son tour le record du monde en 12,80). A Doha, la Française remporte donc 4 médailles ; 2 en or et 2 en argent.

Nouveau record du monde sur le 400 m (catégorie T44 des amputés tibiaux) avec un chrono de 59,30 pour Marie-Amélie Le Fur ! La sprinteuse amputée d'une jambe obtient ainsi, à l'occasion des championnats du monde d'athlétisme handisport de Doha (Qatar), son 4e titre mondial et intègre le cercle très fermé des meilleurs athlètes de l'Histoire.

Une longueur d'avance

La « simple lame » a damé le pion aux doubles lames qui n'ont jamais menacé de prendre la tête (les deux catégories sont regroupées dans la même compétition), la laissant franchir la ligne d'arrivée avec une belle longueur d'avance. Pas photo ! La jeune athlète de 27 ans n'a peut-être jamais aussi bien couru de sa vie, ce qui lui a permis de descendre sous la minute. Elle brille sur ces championnats du monde avec également une médaille d'argent sur le 200 mètres et une en or à la longueur. Elle reste encore en lice sur le 100 m qui se court jeudi 29 octobre à 17h15.

8e médaille pour la France

A deux jours de la clôture de ces championnats (le 31 octobre 2015), sa capitaine offre ainsi à l'équipe de France sa 8e médaille et la 3e en or (Nantenin Keita est championne du monde sur le 400 m malvoyant). La compétition continue de battre son plein dans un stade malheureusement vide. Où est passé l'engouement de Lyon en 2013 avec plus de 6 000 spectateurs dans les tribunes ou la frénésie de Londres en 2012 qui avait mobilisé 80 000 supporters dans son stadium ?

© Florent Pervilé

 

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13:18 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)