08/03/2017

Accompagnement sexuel: une asso anti-prostitution dit non !

*Mouvement pour l'abolition du système prostitueur

 

 

Nouveau sur handicap.fr en 2017. Chaque mois, votre media en ligne vous propose un vaste dossier thématique. Pour clore le dossier de février, un dernier article sur l'amour et la vie affective et sexuelle des personnes handicapées (autres articles en lien ci-dessous).

Handicap.fr : Quelle est la position du NID concernant l'accompagnement sexuel des personnes handicapées ?
Claire Quidet : Il est évident que notre association étant très investie dans le champ de la lutte contre la prostitution, ce sujet attire notre attention depuis une dizaine d'années. Nous lui avions même consacré un dossier dans notre magazine « Prostitution et société ». Notre association s'est penchée sur cette question en essayant d'être la plus ouverte possible.

H.fr : Quelle est votre réponse ?
CQ : Pour nous, il s'agit clairement de prostitution, et donc une mauvaise réponse à une bonne question. La première chose qui nous est apparue, c'est qu'une telle pratique oblige à modifier la loi sur le proxénétisme parce que, en l'état, tout établissement qui organiserait des relations sexuelles pour ses résidents pourrait tomber sous le coup du proxénétisme, tout comme, par exemple, les hôtels qui permettent des relations tarifées. Mais, assouplir la loi, c'est très grave…

H.fr : Vous avez analysé de qui venaient principalement les demandes ?
CQ : Oui et, sans que cela ne soit une surprise, elles émanent essentiellement des hommes. Ça nous a mis la puce à l'oreille et nous nous sommes dits : 'Tiens, c'est comme pour la prostitution dite « classique »'. Curieusement, ce sont toujours des hommes ! Une fois encore, l'homme considère qu'il peut avoir accès à la sexualité en toutes circonstances et en tous lieux.

H.fr : L'accompagnement sexuel n'est pas forcément prodigué par des prostituées…
CQ : J'en doute. Qui d'autres qu'elles ? Or les personnes prostituées n'en viennent pas à cette activité par choix mais à cause de parcours de vie chaotiques. Elles n'entretiennent pas des relations sexuelles « désirées » même si elles sont « consenties » par besoin d'argent. Les conséquences de la prostitution sur ces femmes sont très sérieuses. Et donc, pour combler la détresse d'une personne, il faudrait exploiter celle d'une autre ? Tant que la prostitution existera, pour certains hommes, toutes les femmes seront potentiellement achetables. C'est malheureusement encore très présent dans nos sociétés imprégnées de culture patriarcale.

H.fr : Mais si la relation n'est pas tarifée, ce n'est plus de la prostitution…
CQ : C'est vrai mais je doute qu'il y ait tant de volontaires prêts à s'engager par altruisme. Je ne crois pas au bénévolat dans ce domaine.

H.fr : L'Appas, qui met en place des formations dédiées, accueille des personnes non prostituées, parfois issues du médico-social…
CQ : Comment s'assurer de la motivation de ces gens soit disant formés ? Comment éviter les dérives en termes de violence ou d'abus dont, on le sait, sont parfois victimes les personnes handicapées ? Et, in fine, comment s'assurer du réel désir de la personne handicapée ? Et j'ajoute qu'il serait vraiment dérangeant qu'un professionnel puisse proposer ce type de service au sein de son propre établissement. Il ne faut pas mélanger les genres.

H.fr : Le film américain The sessions raconte pourtant l'histoire d'une psychothérapeute qui pratique l'accompagnement sexuel. Et c'est une histoire vraie.
CQ : Cet exemple est assez exceptionnel, l'arbre qui cache la forêt.

H.fr : Certains pays européens ont néanmoins légalisé l'accompagnement sexuel…
CQ : Je ne pense pas que ce soit une réussite, et certains commencent à faire marche arrière face aux dérives. Je vais vous citer un exemple, aux Pays-Bas. Un syndicat d'infirmières s'est rebellé car, après la mise en place de ce type d'accompagnement dans certains établissements, elles se plaignaient du harcèlement qu'elles subissaient car considérées comme « sexuellement disponibles ».

H.fr : Il n'existe donc pas un droit à la sexualité ?
CQ : L'OMS (Organisation mondiale de la santé) dit en effet qu'elle est une composante de la santé. C'est une question délicate. Mais, si on n'a pas de partenaire, est-ce à la société de pourvoir ce besoin ? A ce titre, quid des personnes très âgées, en prison… Partant de ce principe, pourquoi pas un « service public de la sexualité » mis en place par l'État ? On va trop loin et, plus globalement, cette question interroge sur l'injonction à la performance, y compris sexuelle. Notre société est hyper sexualisée, notamment à travers la pub. Nous sommes bombardés par ces fantasmes qui nous mettent, parfois, dans des situations de mal être.

H.fr : Mais n'est-ce pas un besoin « vital » ?
CQ : Non, un besoin vital, c'est manger, boire, dormir. On peut souffrir de ne pas avoir de sexualité mais on n'en meurt pas. La réponse proposée par l'accompagnement sexuel est trop « mécanique » qui risque de renvoyer ses usagers à leur solitude. Vous savez, les clients de la prostitution « classique »  se sentent souvent honteux et déçus ; ils recherchent une relation plus profonde. Certains nous disent : « On n'a même pas eu le temps de parler ». Le remède est alors parfois pire que le mal.

H.fr : Pouvez-vous entendre que certaines personnes handicapées vivent dans un isolement qui les condamnent à ne pas avoir de vie affective ?
CQ : Et c'est bien là le problème, vous avez employé le mot « affectif ». Je peux comprendre cette détresse mais ne faudrait-il pas plutôt leur permettre de participer à la vie sociale, d'accéder à des lieux de socialisation, les rendre plus visibles ? Les « valides » auraient alors peut-être moins d'a priori et les personnes handicapées plus d'occasions de rencontres. L'accompagnement sexuel est une réponse réductrice et facile, moins engageante et coûteuse qu'une réflexion de fond. Une façon pour la société de se dédouaner de ses responsabilités. De cette façon, les personnes handicapées sont toujours renvoyées dans leur « ghetto » ; on ne cesse de mettre en place des mesures spécifiques pour elles. C'est une réponse que je juge indigne, en tout cas pas respectueuse des personnes concernées…

H.fr : Alors que proposez-vous ?
CQ : Il faut créer des lieux de parole autour de cette question. Si l'on prend l'exemple des établissements, on y parle très rarement de sexualité et la plupart du temps les relations entre résidents sont prohibées. Y compris dans les appartements en ville gérés par les Sessad (services de soins à domicile). Par peur d'une grossesse, notamment. Il faut réfléchir à la façon dont on peut favoriser ces relations. Le fait de laisser les personnes concernées s'exprimer dans la mesure de leur possibilité, c'est important. Nous avons eu connaissance d'un établissement où l'on collait les résidents devant un film porno ; vous imaginez les conséquences…

H.fr : Mais il n'y a pas que la parole…
CQ : Non, bien sûr. Une infirmière m'expliquait que, dans son institution, on aidait des couples à accéder à plus d'intimité, par exemple en les plaçant nus l'un contre l'autre pour leur permettre de se toucher, de se caresser, d'avoir une vraie relation affective… On peut aussi imaginer des séances de massage, une option qui détend et fait du bien. Toutes les aides sont les bienvenues mais sans omettre le côté relationnel.

H.fr : On entend parfois dire que, faute de solution, certaines mamans sont contraintes de masturber leur enfant…
CQ : C'est l'exemple qu'on nous sort tout le temps. C'est clairement de l'inceste. Et puis, imaginez le contraire, un père qui satisferait au besoin de sa fille ! Une maman nous a apporté son témoignage sur cette question ; alors qu'elle aidait son fils lourdement handicapé à prendre son bain, il a eu une érection. C'était douloureux pour elle mais elle nous a clairement expliqué qu'il y avait pour elle une frontière infranchissable, des gestes impossibles entre une mère et son fils. Elle lui a longuement parlé, lui a dit que cela n'appartenait qu'à lui. Il faut aussi dissocier la réaction physiologique du désir.

H.fr : Avez-vous déjà débattu de ce sujet avec l'Appas, fervent militant de l'accompagnement sexuel et affectif ?
CQ : Disons que nous les avons croisés souvent à l'occasion de débats, aux côtés de Femmes pour le dire Femmes pour agir (FDFA), association dédiée aux femmes handicapées avec laquelle nous avons milité en 2012 pour l'abolition de la prostitution. Les échanges ne sont pas simples, et pourtant il y a des choses à creuser et des moyens d'être plus créatifs…

H.fr : Il existe plusieurs films qui traitent de la quête de sexualité des personnes handicapées, comme Viva la Vida ou Nationale 7
CQ : Oui et cette question est parfois abordée de façon assez ludique, à travers un road-movie plutôt sympathique qui mènent les protagonistes vers un bordel espagnol. Mais la réalité est toute autre. C'est un fantasme cinématographique complet, alimenté par la nostalgie des bordels comme dans Belle de jour ou Pretty woman. Mais la réalité est à des années lumières, tellement plus sordide…

© tiagozr/Fotolia

 

01/09/2016

Adolescents en situation de handicap et puberté

 

Deux filles et deux garçons se tiennent en riant, en se tenant par les épaules. (Stephanie Hofschlaeger/pixelio.de)
L’amitié et les échanges avec des jeunes du même âge sont très importants pour les adolescents. 

Comme si la puberté ne suffisait pas à elle seule, elle confronte aussi les jeunes personnes handicapées à un tout autre défi. Lorsqu’elle s’installe, plus rien n’est pareil.

La puberté représente une étape importante entre l’enfance et l’âge adulte; une phase nécessaire, par laquelle tous doivent passer un jour ou l’autre. La puberté est un processus de mûrissement, pendant laquelle se développe la maturité sociale, psychique et, surtout, physique.

Education ciblée à l’encontre des peurs et des agressions

Le développement du corps physique, en particulier, peut causer plus de troubles aux enfants handicapés, en particulier lorsqu’il s’agit de déficience intellectuelle. En effet, il peut arriver qu’un décalage soit observé entre l’âge sexuel et l’âge mental de l’adolescent. Les importants changements d’ordre physique ne peuvent être gérés et sont souvent source de craintes, d’insécurité, voire de dégoût.

C’est pourquoi il est important d’informer les jeunes suffisamment tôt. Il ne s’agit pas uniquement de préoccupations d’ordre sexuel, mais également des changements corporels, tels que les premières menstruations chez les filles et les premières éjaculations chez les garçons.

Il est tout aussi important de fournir des informations sur les méthodes de contraception, et, en ce qui concerne les jeunes filles, de s’assurer qu’elles consultent une gynécologue. Car soyons sincères, les adolescents ont leurs propres idées, et rien ne les empêchera d’avoir une relation sexuelle si cela est ce qu’ils désirent. Mieux ils sont informés, mieux ils pourront ainsi se protéger contre d’éventuelles agressions, contre une grossesse non désirée, ou encore contre les maladies transmises sexuellement.

Le plaisir de découvrir son propre corps

La masturbation est, aujourd’hui encore, un sujet tabou, bien que des études révèlent que 95% des jeunes hommes et 60% des jeunes femmes la pratiquent régulièrement. Pour la grande majorité d’entre eux, il va sans dire que cela se passe en privé.

«Les jeunes personnes atteintes de déficience intellectuelle ne font aucunement attention à l’heure ou à l’endroit», explique Carmen Wegmann, psychologue chez insieme. C’est pourquoi il arrive parfois que ces jeunes se masturbent en public, simplement parce qu’ils en ont envie. Les parents ou accompagnateurs doivent alors faire comprendre au jeune qu’il est normal de se masturber, que cela toutefois est un acte privé et qu’il doit se faire à la maison.

Le premier amour est souvent source de fortes émotions.

A la recherche de sa propre identité et du premier amour

La puberté est également synonyme de la recherche du moi. Qui suis-je, qui voudrais-je devenir ? «Il arrive souvent que les jeunes se comparent entre eux et qu’ils cherchent à reproduire un idéal inatteignable», explique Carmen Wegmann.

Toutefois, un handicap physique établit une distinction sans équivoque par rapport à d’autres personnes non handicapées, ce qui peut représenter un fardeau lourd à porter pour de nombreux jeunes. Pour eux, les images idéalisées telles que transmises par les médias sont pratiquement inatteignables. C’est pourquoi il est important de renforcer leur sentiment d’estime de soi. Ils doivent prendre conscience qu’ils sont irremplaçables et dignes d’être aimés, qu’ils peuvent atteindre leurs objectifs et qu’ils peuvent être autonomes.

Un peu plus tard, lorsque dans la plupart des classes se forment les premiers couples, de nombreux jeunes en situation de handicap doivent apprendre à encaisser les premiers refus. Leur différence est alors trop repérable et devient source de problèmes.

Le dialogue avec d’autres jeunes du même âge et dans une situation similaire de handicap est alors d’autant plus important ; en effet, ils ne se distinguent pas les uns des autres en raison de leur handicap, et peuvent ainsi se concentrer sur les changements d’ordre physique et sociaux. Les jeunes peuvent ainsi prendre conscience de qui ils sont, sans constamment être réduits à leur handicap.

Que peuvent faire les parents ?

Tous les jeunes ont besoin d’un accompagnement pendant la puberté : certain plus, d’autres moins. Carmen Wegmann explique: «Les parents doivent apprendre à lâcher prise, à laisser grandir leur enfant, sans toutefois le laisser tomber; les adolescents ne veulent plus de la bienveillance surprotectrice de leurs parents, mais tiennent encore à la sécurité émotionnelle qu’ils leurs témoignent.» Pendant cette période, les parents se doivent d’être patients et compréhensifs, tout en mettant encore certaines limites. L’accompagnement d’un jeune doit être à l’image du jeune en devenir, c’est-à-dire une personne qui n’est plus un enfant, mais pas encore un adulte.

Soins et sexualité

Au même titre que la plupart d’entre nous, les personnes souffrant d’un lourd handicap et nécessitant des soins éprouvent aussi le besoin de vivre une sexualité épanouie. Ce fait est désormais reconnu au sein de la société, ainsi que dans le monde médical et infirmier.

Aujourd’hui, la sexualité représente de moins en moins un sujet tabou. Cependant, tous les domaines n’ont pas effectué ce pas. A titre d’exemple : le domaine des soins. En effet, les soins dispensés aux personnes lourdement handicapées nécessitent un contact très rapproché, voire intime, qu’il s’agisse de soins ambulatoires ou stationnaires, qu’ils soient apportés par des proches ou par des étrangers.

En effet, selon la Société allemande pour les soins médicaux intensifs (GIP), «il existe de nombreux points communs entre les soins infirmiers et les soins de nature sexuelle». Comme le patient doit être lavé, habillé, voire porté, cela crée souvent une grande proximité physique. A cela s’ajoute que les personnes lourdement handicapées ne disposent généralement pas des mêmes possibilités de vivre une sexualité épanouie, ceci non seulement en raison de leur situation physique, mais aussi de l’attitude de la société envers de tels besoins, et de difficultés dans la recherche d’un partenaire.

Moins de possibilités de vivre une sexualité épanouie

Ainsi, les besoins sexuels, qui sont souvent provoqués accidentellement lors des soins, sont souvent réprimés. Il arrive même parfois que certaines personnes souffrant de grave démence se soulagent devant leur soignant. Il en résulte souvent une zone grise, qui touche particulièrement les soignants affectés aux soins délicats, mais qui toutefois fait trop rarement l’objet de discussions.

En particulier pour les adultes qui s’occupent de leurs propres parents, la sexualité de ceux-ci est souvent un sujet tabou. Dans un tel contexte, parler ouvertement des questions relevant de la sexualité demeure souvent difficile. Les aides-soignants eux-mêmes n’ont pas toujours, non plus, les mots pour en parler.

Aborder ouvertement le sujet de la sexualité peut permettre d’éviter bien des situations désagréables. 

Soins et sexualité

On observe ici un changement de mentalité, également abordé par la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. La Convention prévoit notamment que les personnes handicapées disposent du droit à l’autonomie sexuelle. Garantir le respect envers l’autonomie, la plupart des soignants sont d’accord sur ce point.

Ce qui préoccupe davantage, c’est la question à savoir comment y parvenir. Bien évidemment, un soignant n’a pas la responsabilité de s’occuper de la vie sexuelle des patients. Toutefois, il assume la responsabilité de soutenir le patient dans son autonomie ainsi que de s’assurer que la frontière entre soins et sexualité ne soit pas franchie.

Dialogue respectueux

C’est pourquoi il est important que patients et soignants puissent parler ouvertement de la sexualité et aborder ensemble diverses possibilités. A cet égard, il est essentiel de porter attention au choix des mots ainsi qu’à la vie privée des patients. Le GIP (voir ci-dessus) a publié une liste de conseils à l’intention des soignants. La sexualité des personnes nécessitant des soins ne doit pas signifier une voie sans issue ; au contraire, il existe de nombreuses possibilités.

A titre d’exemple, la sphère privée du patient doit être respectée ; cela signifie qu’il est important de cogner à la porte avant d’entrer, ou encore de ne pas se présenter à une heure indue. Il est également possible d’aborder le sujet des moyens sexuels auxiliaires. En outre, les personnes handicapées ont la possibilité de faire appel à un service d’accompagnement sexuel (dont les frais sont à la charge du patient).

Formation et conseils sur le thème des soins et de la sexualité

Aujourd’hui, les formations en soins infirmiers consacrent une partie de leur enseignement aux besoins sexuels des personnes nécessitant des soins. D’ailleurs, les soignants doivent aussi participer régulièrement à des cours de formation continue dans ce domaine. En ce qui concerne les proches soignants, il serait également recommandé d’offrir des séminaires traitant de la façon de gérer la question relative à la sexualité.

05/03/2016

VOTRE AVIS | Faut-il légaliser les assistants sexuels pour les handicapés ?

C'est une première en France : à l'été 2016, une formation à l'assistance sexuelle des personnes handicapée va voir le jour. Le sujet est longtemps resté tabou dans notre pays, les handicapés ont pourtant droit, eux aussi, à une sexualité. Le "cursus" débutera à la rentrée prochaine à Paris.

Les "cours" dureront près d'un an, au cours duquel 100 heures d'enseignements seront assurées par des "assistants sexuels certifiés, des professionnels de sexologie, de psychologie, et d'éthique".

 

En France, l'assistance sexuelle est considérée comme de la prostitution

Le problème, c'est que si cette activité existe déjà en toute légalité chez nos voisins en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark et en Suisse, elle reste assimilée par la loi française à de la prostitution. En mars 2013, leComité consultatif national d'éthique s'était d'ailleurs prononcé contre la reconnaissance de ce métier. Voilà pourquoi de nombreuses associations se battent pour légaliser les assistants sexuels.

01/02/2012

Idylive, leader de la rencontre handi-valide

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