20/10/2018

La SNCB crée un guide pour aider les personnes ayant un handicap mental à voyager

La société nationale des chemins de fer belges SNCB a créé le guide “J’ose prendre le train” pour répondre aux besoins d’apprentissage et d’autonomie des personnes ayant des difficultés d’orientation et de compréhension ainsi que de celles présentant un handicap mental, a-t-elle annoncé vendredi.

Le guide d’apprentissage “J’ose prendre le train, mon guide d’apprentissage pour voyager seul” a été créé afin d’aider les personnes ayant un handicap mental à voyager en train de manière autonome.

“Cet outil est spécialement conçu pour les personnes ayant un handicap intellectuel léger à modéré et pour leur(s) personne(s) de soutien (famille, assistant social, éducateur, etc). Plus largement, ce guide s’adresse aussi à toute personne qui éprouve des difficultés à s’orienter, à lire et à comprendre les informations”, indique la SNCB.

Le guide est téléchargeable et personnalisable selon les besoins spécifiques de chaque voyageur concerné et selon son parcours en train, souligne la SNCB.

“Il explique dans un langage adapté et illustré toutes les informations utiles pour préparer son voyage, s’orienter, acheter son billet via différents canaux et être assisté avant et pendant le voyage par le personnel SNCB ou par téléphone dans les gares”.

L’outil est constitué de trois volets. D’abord, il décrit de façon détaillée les différentes étapes d’un voyage en train: de la préparation du voyage avec sa personne de soutien, à l’arrivée en gare de destination. La deuxième partie comporte une fiche à imprimer et à remplir pour demander de l’aide. Enfin, le guide indique les démarches à suivre et les personnes de la SNCB à interpeller en cas d’imprévu, de difficulté ou d’insécurité en gare, sur les quais et à bord du train.

Il a été élaboré avec des personnes qui présentent un handicap mental, des associations du secteur, ainsi qu’en collaboration avec le Conseil supérieur national des personnes handicapées (CSNPH) et le centre pour l’égalité des chances Unia.

Belga

LE ROYAUME-UNI AUTORISERA LE CANNABIS THÉRAPEUTIQUE LE 1ER NOVEMBRE PROCHAIN

La liste des pays autorisant la consommation du cannabis thérapeutique s'allonge encore. Après l'Allemagne, l'Autriche et la Finlande, cette fois-ci, c'est le Royaume-Uni qui s'apprête à rejoindre les rangs.

Dès le 1er novembre prochain, il sera possible de consommer du cannabis, ou des dérivés de cette drogue, en Ecosse, en Angleterre, au pays de Galles et en Irlande du Nord. C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Intérieur britannique Sajid Javid, jeudi 11 octobre. «J'ai toujours eu l'intention de faire en sorte que les patients puissent accéder au traitement médical le plus approprié», a-t-il affirmé. En revanche, le ministre s'est montré clair : cette mesure n'ouvre pas la voie à une légalisation du cannabis à usage récréatif. 

Le débat avait pris de l'ampleur outre-Manche après la médiatisation des cas de personnes malades se soignant illégalement à l'aide de produits dérivés du cannabis. Deux enfants notamment, souffrant d'épilepsie consommaient de l'huile de cannabis pour apaiser leurs symptômes. 

Sajid Javid avait missionné des experts indépendants pour statuer sur la question de l'efficacité thérapeutique du cannabis, lesquels avaient donné un avis favorable à l'usage médical de la substance. 

10:47 Publié dans médecine | Lien permanent | Commentaires (0)

Chien guide ou d'assistance dans les commerces : que dit la loi

Selon Perifem, pour la deuxième fois depuis cet été, des personnes en situation de handicap accompagnées d'un chien d'aveugle ou d'assistance se sont vu refuser l'accès au magasin dans lequel elles voulaient rentrer. Rappel sur ce que dit la loi et les conséquences en cas de refus.

La vidéo d’un jeune homme de 25 ans malvoyant et son chien guide expulsés d’un magasin fait actuellement beaucoup de bruits sur les réseaux sociaux. Selon Perifem, c’est la deuxième fois depuis cet été, dans deux enseignes différentes, que des personnes en situation de handicap accompagnées d'un chien d'aveugle ou d'assistance se sont vu refuser l'accès au magasin dans lequel elles voulaient rentrer. « Ce n'est évidemment pas une généralité, commente l’association dans une communication envoyée à ses adhérents, mais nous savons aussi toute la pédagogie nécessaire à faire et à répéter auprès de tous les acteurs, y compris les sociétés de sécurité privées.» Voici donc un rappel de ce que dit la loi.

Les chiens guide ou d’assistance sont autorisés à entrer partout
L’éducation de ces chiens garantit un comportement exemplaire et parfaitement adapté en toute circonstance et dans n’importe quel environnement. Il est formellement interdit de surfacturer la présence du chien. Ces animaux sont des leviers d’accessibilité pour leurs propriétaires, leur refuser l’entrée ou la facturer relèvent de la discrimination et ce, depuis 1987.
Ces droits concernent les chiens guides et les chiens d’assistance expérimentés, mais également les chiens en cours de formation et accompagnés de leur éducateur.

Il y a trois façons d’identifier une équipe personne aveugle ou malvoyante et chien guide(expérimenté ou en formation):
- par sa carte d’invalidité ou de priorité du maître ;
- son certificat d’identification du chien guide ou d’assistance ;
- le harnais du chien guide ou les sacoches ou la cape bleues et jaunes sur le dos pour le chien d’assistance.

Quels risques en cas de refus ?
Refuser l’accès à un lieu ouvert au public ou à un type de transport (un taxi par exemple) à une personne accompagnée d’un chien-guide d’aveugle ou d’assistance, que ce soit pour des raisons confessionnelles, par crainte de l’animal ou qu’il salisse, est un délit qui peut être verbalisé par une amende allant de 150 à 450 euros. Certains corps de métiers peuvent également passer devant une commission disciplinaire, laquelle décidera de la sanction donnée au contrevenant.

Un guide pour aider les ERP à s'équiper

 

 

L’accessibilité handicap des Etablissements Recevant du Public (ERP) implique l’installation d’équipements adaptés mais aussi la formation des équipes à l’accueil des personnes en situation de handicap.

Dans son premier livre blanc gratuit, Handinorme donne toutes les informations pour comprendre les différents handicaps et adopter les bons gestes. Il est téléchargeable gratuitement, en un clic !

Ce premier livre blanc  récapitule en quelques pages l’essentiel sur l’accueil des personnes en situation de handicap :

  • Pourquoi et comment se former à l’accueil des personnes en situation de handicap ?
  • Quels handicaps existent et comment les reconnaître ?  
  • Quels sont les bons gestes pour aider votre public ?

L'objectif, avec cet outil, d'Handinorme est simple : permettre de devenir un véritable acteur de l’accessibilité au quotidien.

Infos

Lorient. Accessibilité : carton rouge aux commerces du centre-ville

Une délégation APF France Handicap a mené une opération baptisée « Accéder7exister », ce mercredi, à Lorient. Le but : arpenter les rues du centre-ville pour vérifier l’accessibilité des commerces. Si certains ont aménagé et adapté leurs locaux, la plupart contreviennent à la loi. Et s’exposent à des sanctions financières.

« Stop. Ici, je suis bloqué ! » La silhouette rouge apposée devant la vitrine de la boutique Yves-Rocher du centre-ville de Lorient est sans appel. La marche située sur le seuil du magasin en interdit l’accès à toute personne en fauteuil. Aucune de celles formant la délégation départementale APF France Handicap ne fait d’ailleurs la périlleuse tentative. L’association de défense des personnes en situation de handicap menait, ce mercredi, une opération coup de poing. Baptisée « Accéder7exister », elle a consisté à vérifier l’accessibilité des commerces lorientais, au hasard d’un parcours dans les rues commerçantes.

« Au 1er janvier 2015, les agendas d’accessibilité programmée ouvraient un délai de trois ans aux établissements de 5catégorie pour se rendre accessibles. Depuis le 26 septembre, ce délai échu, la boulangerie de quartier ou le cabinet médical le plus proche doit avoir achevé ses travaux d’aménagement. Sans dérogation, tout établissement de 5catégorie doit être accessible », fixe Cécile Cottebrune-Desbats, directrice territoriale Bretagne Sud-Est au sein d’APF France Handicap. Mais l’obligation, dans les faits, est loin d’être respectée. « Cette situation est inadmissible, tempête Éliane Caradec, membre de la délégation présente à Lorient. De dérogation en dérogation, c’est toujours à nous, personnes handicapées, que l’on demande de patienter ».

« L’accessibilité pour tous »

L’action conduite par la douzaine d’adhérents APF, dans les rues de Lorient, a aussi une vertu pédagogique. Face à l’exemple concret des difficultés d’accès à certains commerces, le dialogue s’engage. Interpellée au sujet de la hauteur de seuil de son commerce, la responsable de la boutique Vanity propose d’installer une rampe d’accès en bois. Après installation, il s’avère que la largeur de sa rampe n’est pas adaptée aux fauteuils motorisés.

 Après une rapide concertation, la délégation appose une silhouette orange devant le commerce : « Attention ! Ici, je fais comment ? »

« Le défaut d’accessibilité constitue une forme de discrimination, assène Cécile Cottebrune-Desbats. Et l’accessibilité doit être envisagée de façon universelle. Un commerce accessible le sera pour tous : non seulement aux 10 % de la population française en situation de handicap, mais aussi aux parents avec leur poussette, aux voyageurs et leurs valises et aux personnes âgées. Nous ne défendons pas l’accessibilité au sens de la norme, mais bien au sens de l’usage ».

 Actions en justice

Et c’est d’usage dont il est question à Lorient, ce mercredi. Pour les personnes en fauteuil, trois marches semblent interdire tout accès à l’agence de la Société générale, rue de l’Assemblée nationale. À la tête de la délégation, Paul Le Fur interroge une responsable qui s’empresse de lui indiquer l’accès adapté, par la rue de Liège. La signalétique d’accès devrait prochainement être installée. L’occasion pour Aline Le Dû, malvoyante, de rappeler que l’accessibilité ne se limite pas aux fauteuils. « La déficience visuelle implique, par exemple, d’installer des bandes podotactiles et des signalétiques en relief ».

« Cette journée de mobilisation est l’occasion d’un état des lieux que nous transmettrons aux services municipaux. Elle pourra aussi donner lieu à des actions en justice », expose Mathieu Cailleau, chargé de mission au sein d’APF France Handicap. De nombreux adhérents soutiennent ces recours judiciaires à l’encontre d’établissements « qui ne jouent pas le jeu ». Ces derniers s’exposent à des sanctions financières, jusqu’à 45 000 € pour le propriétaire du commerce. En cas de récidive, la fermeture de l’établissement peut même être prononcée.